On dissipe 7 mythes autour du VIH et du SIDA : tant courants que bizarres.

Les douches chaudes, protègent-elles contre le VIH ? Quelques mythes sont si bizarres qu’ils sont faciles à déboulonner. D’autres sont plus compliqués : peut-on contracter le VIH par le sexe oral ? Est-ce qu’il y a une différence entre le VIH et le SIDA ? Mettons les choses au clair pour être en sécurité.  

1) Le VIH et le SIDA ne sont pas la même chose.

Souvent utilisés erronément comme des synonymes, ils sont en fait deux choses très différentes. Le VIH est un virus qu’on peut contracter par les relations sexuelles non-protégées, le partage des aiguilles, les transfusions de sang, et la transmission mère-enfant. S’il n’est pas traité à temps, il attaque et détruit progressivement le système immunitaire. Cela peut déclencher le SIDA, un ensemble de symptômes qui suivent la destruction du système immunitaire. Cependant, avec du traitement antirétroviral (TAR), le virus IH ne sera pas capable d’avoir cet effet, et une personne séropositive qui reçoit du traitement à temps ne développera probablement jamais le SIDA. Ceci veut dire que les contrôles réguliers- ainsi que l’accès au TAR- sont très importants !

2) On peut contracter le VIH par le sexe oral.

Bien que le VIH soit plus facilement transmis par les relations sexuelles vaginales ou anales, le sexe oral présente toujours un risque, en particulier quand on a des lésions dans la bouche ou dans la région génitale, ou quand il y a du sang menstruel. Ainsi que le VIH, il y a également d’autres infections sexuellement transmissibles désagréables qui sont encore plus faciles à transmettre par le sexe oral : par exemple, la chlamydia, qui peut entraîner l’infertilité si elle n’est pas traitée.

3) Le VIH n’est pas une ‘maladie d’homosexuels’…

… et il n’affecte pas non plus que les gens qui consomment de la drogue, ou qui pratiquent le commerce du sexe. En l’Afrique subsaharienne, ces groupes ne compte que pour un quart de tous les gens qui vivent avec le VIH.

Autour de la moitié des gens vivant avec le VIH globalement sont des femmes. Elles sont souvent infectées par leurs partenaires ou maris. Les femmes sont aussi plus affectées par le fardeau du VIH de plusieurs manières : elles ont d’accès limité aux ressources financières et au système de santé, et elles sont plus stigmatisées. Aussi, quand un partenaire ou quelqu’un dans la famille est infecté et tombe malade, c’est généralement la femme qui est chargée de prendre soin du malade.

4) C’est possible d’avoir un bébé en bonne santé même si on est séropositive.

Les femmes enceintes peuvent transmettre le virus au fœtus, ou elles peuvent le transmettre au bébé quand elles allaitent. Néanmoins, les médicaments antirétroviraux peuvent réduire le risque considérablement si le traitement commence à temps. Le plus grand risque est le manque d’accès à ces traitements. Ce n’est que le 39% des femmes enceintes séropositives qui reçoivent ce traitement en l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.  

5) Il y a une modalité de réduire la possibilité de contracter le VIH après une situation de risque.

Mais, contrairement à la croyance populaire, une douche chaude après avoir des relations sexuelles ne fera pas que le virus disparaisse ! Pas non plus la pilule de lendemain, le lavage avec du coca-cola, boire des spiritueux, désinfecter ses organes génitaux, avoir des relations sexuelles avec des vierges, ni les sorts, ni les herbes. Le seul moyen de réduire la possibilité de contracter le VIH après une situation de risque est la prophylaxie post-exposition (PEP). Cela veut dire commencer à prendre des médicaments antirétroviraux (TAR) le plus vite possible après la situation de risque. Ici aussi, l’information et l’accès sont clés.  

6)  Un test VIH négatif ne signifie pas forcement qu’on est séronégatif.  

Le virus ne peut être détecté qu’à partir de 6-12 semaines après l’infection (en fonction de type de test de sang). Cela veut dire que si quelqu’un a un résultat séronégatif aujourd’hui mais il a eu des relations sexuelles non-protégées il y a deux semaines, il pourrait toujours être séropositif- et extrêmement contagieux. Donc, optez toujours pour les préservatifs et pour les pratiques sures, et faites-vous contrôlés, avec vos partenaires, 3 mois après le début d’une relation monogame si vous vous mettez d’accord d’utiliser d’autres méthodes contraceptives que les préservatifs.  

7) Liste aléatoire des choses qui NE transmettent PAS le VIH

On a tous entendus parler de ces choses, soit d’un parent un peu bizarre, soit d’un poste douteux sur Facebook. Mais, disons-le de manière définitive, aucune des choses suivantes ne porte pas un risque de transmission VIH :

Les moustiques

Les poignées de main

Les baisers

Les larmes

La sueur

Les couverts et les verres

Les instruments à vent

Les sièges de toilette

Les piscines

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