Cette Fête des mères, faites la connaissance des mères fortes à travers l’Afrique, chacune une inspiration à sa façon.

Une ex-danseuse, une étudiante diplômée et mère seule, une soignante d’enfants vulnérables, une mère de famille et une esthéticienne : chaque femme dans ces histoires est unique. Ce qui les unit est leur amour inconditionnel pour leurs enfants- et l’espoir d’un avenir meilleur. Faites la connaissance des cinq mères très différentes de trois pays différents.

Lilian Mokobi, étudiante diplômée, sur le fait d’être mère seule (Kenya)

Photo et entretien : Brian Otieno

C’était avec un sentiment confus que j’ai constaté que j’étais enceinte. Je me sentais mal chaque fois que je pensais que j’allais devenir mère seule. Aujourd’hui, je fête ma première Fête des mères avec mon petit ange. La maternité m’a fait plus courageuse, m’a fait une mère forte pour mon bébé, et pour d’autres bébés dans la société. Je veux que ma fille s’épanouisse : qu’elle embrasse et cultive ses talents, je veux l’envoyer à une bonne école, l’élever dans un environnement propice et convivial. Je travaille dur, mais on a aussi besoin d’améliorer les politiques publiques : l’accès à l’aide financière pour les mères célibataires, et pas plus de discrimination dans le marché de l’emploi et dans les positions de chef’.

Rose Marie Ndoye, artiste, sur le fait d’être mère d’une rappeuse (Sénégal)

Photo et entretien © Ricci Shryock

‘Les gens disaient que je la laissais faire des bêtises. Je répondais : non, elle est rappeuse ! J’étais artiste et danseuse moi-même, donc je comprends le pouvoir de la musique de communiquer des messages importants. Ma fille a sa dignité. Elle n’aime pas quand les gens parlent mal de moi, et je n’aime pas quand les gens parlent mal d’elle. Je suis un peu l’imprésario caché. Quand elle a un concert, j’y vais avec mes autres enfants. Les gens disent que c’est seulement les hommes qui ont le droit de rapper, mais ce n’est pas vrai. J’adore ses raps sur les droits des femmes et des filles. Quand elle écrit une nouvelle chanson, elle me demande ce que j’en pense’.

Hizbalem Zurbet, nounou, sur le fait d’être mère des enfants abandonnés (Ethiopie)

Photo et entretien: Martha Tadesse

‘Être mère de ces enfants sans parents, abandonnés et vulnérables, est une bénédiction. Écouter leurs histoires, et comment certains d’eux ont été trouvés, suscite énormément d’émotion. On a des enfants dans des différentes situations : hydrocéphalie, autisme, épilepsie et VIH. Leur donner de l’amour, le fait d’être leur espace sûr, me rend très heureuse’.
’.

Birke Shumet sur la bénédiction d’avoir un fils attentif

Photo et entretien: Martha Tadesse

‘Ermias est un garçon très spécial. Il est très intelligent ! Il prend bien soin de moi. Quand mon père est mort à la campagne, il a payé pour mon billet de bus pour que je puisse aller voir la famille élargie. J’ai été touchée. Je n’oublierai pas ces jours-là. Une fois, il m’a acheté des chaussures. Ce n’était pas une fête, c’était une journée normale, il est arrivé avec des nouvelles chaussures dans la main. Je l’aime beaucoup et j’espère qu’il pourra réaliser ses rêves à l’avenir’.

Antoinette Akinyi, esthéticienne, sur les difficultés de la maternité

Photo et entretien : Brian Otieno

‘Quand j’étais enceinte, je pensais qu’être mère serait simple et que les choses seraient toujours faciles, que je pourrais les contrôler, mais c’est une phase dans la vie où les choses ne se déroulent pas comme tu veux, c’est toi qui doit les faire rouler.’

Ceci est une histoire des mères fortes et de l’amour inconditionnel. C’est aussi une histoire du manque de soutien, de la stigmatisation, et des enfants dans le besoin.

Cette Fête des mères, mettons-nous à côté de toutes les mères et de leurs familles.

Dites-nous dans les commentaires : qui est votre héroïne cette Fête des mères ? Comment est-ce que vous lui rendez justice ?

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