QUELS SONT MES DROITS ?

QUELS SONT MES DROITS ?

Est-ce que vous connaissez vos droits?

Est-ce que vous bénéficiez vraiment des droits auxquels vous êtes intitulée?

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51 pays africains sur 54 se sont engagés à assurer les droits des femmes tels qu’ils sont inscrits dans l’engagement continental des politiques, appelé le Protocol de Maputo.

Cependant, dans la réalité, 15 ans après la conception du Protocol de Maputo, beaucoup de femmes à travers l’Afrique n’ont toujours pas ces droits fondamentaux.

Ceci doit changer.  

#àcôtédelle essaie de réduire l’écart entre la politique et la réalité dans quatre domaines principaux des droits.

La santé et les droits sexuels et reproductifs 

La santé et les droits sexuels et reproductifs 

Qu’est-ce que ‘la santé et les droits sexuels et reproductifs’ ?

La santé signifie beaucoup plus que l’absence de maladies. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, c’est un état de bien-être complet : physique, mental et social. La santé sexuelle correspond au bien- être par rapport à la sexualité. Cela comporte la possibilité d'avoir des expériences et des relations sexuelles agréables et sûres, consensuelles, sans contrainte, discrimination et violence.

La santé reproductive concerne le système et les processus reproductifs dans toutes les étapes de vie. Cela comporte la possibilité d’avoir des enfants, mais aussi d’avoir la liberté de décider si on veut ou non avoir des enfants, quand on veut les avoir, et combien on veut en avoir.  

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C’est impossible de réaliser la santé sexuelle et reproductive sans pouvoir accéder aux certains droits fondamentaux, tels que :

  • Des informations sur, et accès à, des méthodes sûres, efficaces, et abordables de planification familiale et de protection contre les maladies sexuellement transmissibles.
  • L’accès aux services de santé qui permettent aux femmes de vivre leurs grossesses et leurs accouchements en toute sécurité, pour donner naissance à des nourrissons en bonne santé
  • L’absence de toute violence sexuelle, de toute discrimination et de toute contrainte.

 

 

LA POLITIQUE

Chaque femme a le droit de :

DÉCIDER si elle veut ou non avoir des enfants, le nombre d’enfants et l’espacement des naissances.  

CHOISIR n’importe quelle méthode de contraception.

ACCÉDER aux services de planification familiale et d’éducation.

Son gouvernement a la responsabilité d’:

ASSURER des services de santé adéquats et accessibles, et l’éducation à toute femme

ENFORCER les services de santé pour les femmes enceintes et les nouvelles mères  

AUTORISER l’avortement médical dans le cas d’un viol, de l’inceste, et dans les cas où la vie de la mère ou du fœtus est en danger

LA RÉALITÉ

En 2016, presque la moitié de toutes les femmes en Afrique subsaharienne qui ont accouché, ont accouché sans aucune assistance médicale.

Le 24% des femmes en Afrique ont un grand besoin insatisfait en planification familiale.

Le taux de mortalité néonatale est élevé en Afrique, avec 28 nouveau-nés sur chaque 1000 naissances vivantes qui meurent dans les premiers 28 jours.  

 La violence basée sur le genre

 La violence basée sur le genre

Qu’est-ce que « la violence basée sur le genre » (VBG) concernant les femmes ?

La violence basée sur le genre concernant les femmes est toute violence dirigée contre une femme du fait qu’elle est femme, ou toute violence qui touche les femmes de manière disproportionnée.

Cette sorte de violence est normalement issue d’une inégalité et d’un déséquilibre dans les relations de pouvoir entre l’homme et la femme, dans la famille, dans la communauté ou devant la loi.

La violence basée sur le genre peut prendre des formes diverses. Y compris toute action qui peut nuire ou nuit aux femmes physiquement, sexuellement, psychologiquement ou économiquement, ou menace de le faire. Cela pourrait être : la continuation d’un acte sexuel après la demande d’arrêter de la part de la femme, les commentaires dégradantes qui visent l’humiliation, priver la femme de contacts sociaux, de ressources économiques ou de l’opportunité d’avoir un emploi.    

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La VBG se produit dans beaucoup de contextes différents, et elle est perpétrée par un grand nombre de gens différents. Cela pourrait arriver dans la famille ou dans les relations, par exemple un homme qui frappe sa fille ou sa femme, ou cela pourrait être le viol dans le contexte d’une rencontre amoureuse. Cela pourrait arriver dans la communauté, par exemple le harcèlement sexuel au travail, à l’université ou à l’école. Cela pourrait être de la violence perpétrée par l’état, par exemple le viol systématique ou l’esclavage sexuel commis par la police, les soldats, ou les gardes pénitentiaires.   

LA POLITIQUE

Chaque femme a le droit :

AU RESPECT de sa dignité, sa vie, et de l’intégrité et sécurité de sa personne.

À LA PROTECTION de toute violence, soit physique, sexuelle, psychologique ou économique.

Son gouvernement a la responsabilité d’ :

INTERDIRE toute violence contre les femmes, y compris les femmes handicapées, âgées, et réfugiées.

PREVENIR, PUNIR ET ÉLIMINER la violence dirigée contre les femmes à travers des mesures légales, administratives, sociales et économiques.

AIDER les femmes victimes de violence par des services accessibles d’information, réparation et réhabilitation.

PROTEGER les femmes et les filles de l’abus et du harcèlement sexuel dans les établissements d’enseignement et dans leur milieu de travail.

LA RÉALITÉ

Le 45.6% de femmes en Afrique ont subi de la violence physique et/ou de la violence sexuelle, par rapport au 35% de femmes au niveau global.

Dans la plupart des cas, c’est le mari, le copain, ou le partenaire intime qui commis la violence. Pour ces femmes qui ont subi de la violence sexuelle, le risque de contracter le VIH est multiplié par 1,5.

LE VIH ET LE SIDA

LE VIH ET LE SIDA

Qu’est-ce que le VIH et le SIDA ?

Le VIH, le Virus de l’immunodéficience humaine, attaque le système immunitaire, la défense naturelle du corps contre la maladie. Si le VIH n’est pas traité, le corps a de plus en plus de mal à combattre les autres infections et maladies.

Le SIDA, le Syndrome d’immunodéficience acquise, est le nom utilisé pour un ensemble de symptômes présentés par des patients atteints de VIH au stade très avancé, quand il a déjà détruit le système immunitaire. S’il n’est pas traité, le SIDA est fatal.

Ce n’est pas toutes les personnes atteintes par le VIH qui développent le SIDA. Il existe de traitements antirétroviraux qui arrêtent le développement du VIH en SIDA, et permettent aux gens atteints de vivre des vies longues et normales.

TORORO, UGANDA  - JULY 25: Head antenatal nurse Margie Harriet Egessa providing antenatal counseling and checkups for a group of pregnant women at Mukujju clinic. This clinic is supported by DSW. July 25, 2014 in Tororo, Uganda. (Photo by Jonathan Torgovnik/Reportage by Getty Images)..

On peut contracter le VIH par des relations sexuelles vaginales, anales, ou orales non-protégées avec quelqu’un qui est séropositif. On peut aussi le contracter par des transfusions de sang, ou par le partage des aiguilles.

Les femmes enceintes peuvent transmettre le virus à leurs enfants, et le VIH peut se transmettre à travers le lait maternel. Les traitements antirétroviraux peuvent réduire le risque de transmission considérablement s’ils sont appliqués à temps.  

LA POLITIQUE

Chaque femme à le droit de :

SE PROTÈGER et être protégée contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH

CONNAÎTRE son propre état de santé et celui de son partenaire

Son gouvernement a la responsabilité d’ :

ASSURER des services de santé adéquats, abordables et accessibles

INFORMER ET EDUQUER toute femme et fille sur la santé sexuelle, en spécial celles qui habitent dans des zones rurales

LA RÉALITÉ

9 femmes et enfants sur 10 vivant avec le VIH mondialement, habitent en Afrique subsaharienne.

L’Afrique subsaharienne compte pour 9 sur 10 décès liés au SIDA parmi les adolescents.

En Afrique subsaharienne, il y a 10 jeunes femmes vivant avec le VIH pour chaque 5 jeunes hommes.

LES PRATIQUES NÉFASTES

LES PRATIQUES NÉFASTES

Qu’est-ce que les pratiques néfastes ?

Les pratiques néfastes sont des comportements, attitudes, et pratiques qui violent les droits fondamentaux des femmes et des filles. Chez #àcôtédelle, on se concentre sur :

Les mutilations génitales féminines (MGF) : l'ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins externes, ou aucune autre blessure aux organes génitaux pour des raisons non-médicaux.  

  • La MGF est réalisée principalement sur les jeunes filles avant leurs quinze ans.
  • Il n’y a jamais aucun avantage médical attaché à la MGF. Elle a un sévère impact à long-terme sur la santé physique et mentale.  
  • Les complications immédiates peuvent inclure des graves hémorragies et douleurs, de la fièvre, des infections, du choc, et la mort.  
  • Les complications à long-terme peuvent inclure des infections urinaires et vaginales fréquentes ; des douleurs pendant les relations sexuelles, pendant la menstruation et la miction ; un risque élevé de complications pendant l’accouchement et de décès néonatales ; des problèmes psychologiques comme le trouble de stress post-traumatique et la dépression.   
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Les mariages d’enfants, les mariages précoces et forcés : un mariage officiel ou une union inofficielle où un ou les deux partenaires ont moins de 18 ans.

  • Le mariage d’enfants affecte beaucoup plus souvent les filles que les garçons.
  • Les filles qui se marient avant l’âge de 18 ans sont plus susceptibles de subir de la violence conjugale. Elles ont un risque plus élevé d’avoir des complications pendant la grossesse et l’accouchement, et de contracter des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH. C’est beaucoup moins probable qu’elles aillent à l’école.

 

 

LA POLITIQUE

Chaque femme a le droit :

À LA PROTECTION de comportements, attitudes, et pratiques qui portent atteinte aux droits fondamentaux, comme le droit à la santé, à la dignité, à l’éducation, et à l’intégrité physique.

AUX DROITS ÉGAUX et d’être considérée un partenaire égal dans le mariage.

AU RESPECT en tant que personne, et du respect pour le libre développement de sa personnalité.

Son gouvernement a la responsabilité de :

PROTÉGER les femmes qui sont soumises aux pratiques néfastes.

SENSIBILISER le public sur les pratiques néfastes.

INTERDIRE toute forme de mutilation génitale féminine afin d’éradiquer la pratique.  

SOUTENIR les victimes des pratiques néfastes à travers des services de santé, du soutien juridique, de la thérapie, et de la formation professionnelle.

ASSURER qu’aucun mariage n’a pas lieu sans le libre consentement des deux parties, et qu’aucune fille ne se marie avant les18 ans.

LA RÉALITÉ

120 million de femmes et filles qui vivent en Afrique actuellement se sont mariées quand elles étaient encore des enfants.

Des 10 pays avec la plus grande prévalence de mariages d’enfants dans le monde entier, 9 se trouvent en Afrique.

Dans 13 pays en Afrique, plus de 50% de filles et femmes ont subi de la mutilation génitale féminine.